Pour enrayer le déclin du syndicalisme
Hubert Landier propose cinq pistes d'action pour enrayer le déclin du syndicalisme
Le syndicalisme français est aujourd'hui très affaibli alors même que chacun proclame sa foi en un développement du dialogue social. Cet affaiblissement résulte en grande partie d'une perte de légitimité aux yeux mêmes des salariés au nom desquels s'expriment les syndicats, c'est pourquoi les partisans d'une réforme des dispositions légales relatives à la représentativité syndicale en attendent un renforcement et un renouveau.
Pour Hubert Landier, "cette réforme est sans doute indispensable, mais elle ne sera pas suffisante". Encore faut-il, selon cet expert en analyse du risque social, des stratégies syndicales et des relations sociales dans l'entreprise, "que les organisations syndicales se montrent capables de concevoir l'avenir autrement que comme un prolongement du passé". "L'histoire du mouvement ouvrier français atteste qu'en certaines occasions, il lui a fallu repenser de fond en comble ses objectifs et ses modalités d'action, souligne-t-il. La situation impose ainsi aux organisations syndicales d'enrayer leur déclin par des mesures courageuses. Leurs dirigeants devront pour cela surmonter un mur de conservatisme et bousculer nombre de préjugés et de réflexes solidement établis."
À titre de contribution au débat, Hubert Landier propose cinq pistes d'action, "suggérées par une observation attentive de la réalité de bon nombre d'entreprises de tous secteurs d'activité":
1 - "Les dirigeants investis de fonctions au niveau des fédérations professionnelles et des unions interprofessionnelles devraient exercer un contrôle beaucoup plus strict sur la façon dont les salariés mandatés, au sein des entreprises, s'acquittent de leur fonction."
2 - "Les organisation syndicales devraient se préoccuper de professionnaliser bien davantage les salariés mandatés et de leur fournir des outils de travail qui aillent au-delà de la consultation des dispositions du code du travail relatives, notamment, aux droits des représentants du personnel."
3 - "Les centrales syndicales, dans une telle perspective, doivent faire évoluer leur rôle dans le sens d'une expertise à la disposition des représentants du personnel qui se recommandent d'elles."
4 - "Les syndicats doivent renoncer aux idées reçues, telles qu'elles ont été héritées, en vue d'une analyse sans préjugés des réalités actuelles, telles quelles se présentent."
5 - "Le syndicalisme, enfin et sans doute avant tout, doit se préoccuper de renforcer sa légitimité aux yeux des salariés."
Le syndicalisme français est aujourd'hui très affaibli alors même que chacun proclame sa foi en un développement du dialogue social. Cet affaiblissement résulte en grande partie d'une perte de légitimité aux yeux mêmes des salariés au nom desquels s'expriment les syndicats, c'est pourquoi les partisans d'une réforme des dispositions légales relatives à la représentativité syndicale en attendent un renforcement et un renouveau.
Pour Hubert Landier, "cette réforme est sans doute indispensable, mais elle ne sera pas suffisante". Encore faut-il, selon cet expert en analyse du risque social, des stratégies syndicales et des relations sociales dans l'entreprise, "que les organisations syndicales se montrent capables de concevoir l'avenir autrement que comme un prolongement du passé". "L'histoire du mouvement ouvrier français atteste qu'en certaines occasions, il lui a fallu repenser de fond en comble ses objectifs et ses modalités d'action, souligne-t-il. La situation impose ainsi aux organisations syndicales d'enrayer leur déclin par des mesures courageuses. Leurs dirigeants devront pour cela surmonter un mur de conservatisme et bousculer nombre de préjugés et de réflexes solidement établis."
À titre de contribution au débat, Hubert Landier propose cinq pistes d'action, "suggérées par une observation attentive de la réalité de bon nombre d'entreprises de tous secteurs d'activité":
1 - "Les dirigeants investis de fonctions au niveau des fédérations professionnelles et des unions interprofessionnelles devraient exercer un contrôle beaucoup plus strict sur la façon dont les salariés mandatés, au sein des entreprises, s'acquittent de leur fonction."
2 - "Les organisation syndicales devraient se préoccuper de professionnaliser bien davantage les salariés mandatés et de leur fournir des outils de travail qui aillent au-delà de la consultation des dispositions du code du travail relatives, notamment, aux droits des représentants du personnel."
3 - "Les centrales syndicales, dans une telle perspective, doivent faire évoluer leur rôle dans le sens d'une expertise à la disposition des représentants du personnel qui se recommandent d'elles."
4 - "Les syndicats doivent renoncer aux idées reçues, telles qu'elles ont été héritées, en vue d'une analyse sans préjugés des réalités actuelles, telles quelles se présentent."
5 - "Le syndicalisme, enfin et sans doute avant tout, doit se préoccuper de renforcer sa légitimité aux yeux des salariés."
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