Jour de grève le 15 mai
Jour de grève le 15 mai
Après ceux de l'éducation nationale, les syndicats de fonctionnaires appellent à une journée de grève pour protester contre les suppressions de poste.
Cinq organisations syndicales de la Fonction publique (CGT, FSU, Solidaires, Unsa, CFTC) ont annoncé vendredi une journée de grève ou de manifestations le 15 mai. Ce même jour, cinq fédérations de l'éducation ont déjà appeler à la grève.
Dans un communiqué commun, les cinq organisations ont appelé les personnels des trois fonctions publiques (Etat, territoriale, hospitalière) «à se mobiliser entre le 13 et le 17 mai», avec en point d'orgue, la journée du jeudi 15 mai, «étape massive et rassemblée de la mobilisation, notamment par la grève et/ou des manifestations».
Elles ont dénoncé notamment le projet de loi sur la mobilité dans la Fonction publique, et «les suppressions massives de postes», dans le cadre de la révision générale des politiques publiques (RGPP).
La CFDT appelle pour sa part uniquement les personnels de la Fonction publique d'Etat à «une journée d'action», notamment «par les grèves et les manifestations», précise un communiqué du syndicat, qui refuse «que la qualité du service public soit conditionnée à la seule logique de réduction budgétaire».
Jeudi, cinq fédérations syndicales (FSU, Unsa-Education, Sgen-CFDT, Ferc-CGT et Sud-Education), qui représentent plus de 70% de la profession enseignante, avaient appelé jeudi les enseignants français à faire grève le 15 mai pour protester contre la politique éducative du gouvernement. Mercredi, les trois principaux syndicats du primaire (FSU, Unsa-Education et Sgen-CFDT) avaient déjà lancé un appel à la grève. Les cinq fédérations réclament dans un texte commun «des budgets ambitieux qui permettent une transformation de l'Ecole» et la mise en oeuvre «d'une autre politique éducative visant la réussite de tous les élèves».
Les syndicats enseignants dénoncent également un projet de réforme des programmes du primaire, qui traduit selon elles «une vision passéiste» et «un recul pédagogique». Les syndicats s'inquiètent d'un budget «de rigueur et les suppressions de postes qui en découlent», et d'»une aggravation des conditions de travail pour l'ensemble des personnels».
Les organisations de lycéens, mobilisées contre des suppressions de postes, avaient déjà appelé à une journée d'action le 15 mai. Accompagnés d'enseignants et de parents d'élèves, ils manifestent régulièrement depuis un mois contre les 8.830 suppressions de postes prévues à la rentrée 2008 dans les collèges et lycées, tandis que le gouvernement continue d'afficher sa fermeté. C'est à Paris et dans sa région que la mobilisation a été la plus forte, jusqu'au début des vacances scolaires de Pâques cette semaine.