UNSA-Infos - Numéro 478

Publié le par olivier



UNSA-Infos - Numéro 478 - 7 juillet 2009



Le dimanche ne doit pas être un jour de travail
comme les autres

La proposition de loi du député UMP Richard Mallié, qui sera examinée dès le 7 juillet relance le débat du travail du dimanche. L’UNSA considère que le dimanche, jour de repos hebdomadaire, doit rester par principe une journée de détente et de loisir. En aucun cas, le dimanche ne doit devenir un jour ouvrable comme les autres ce qui provoquerait une extension inconsidérée du travail ce jour là.

 

Pour l’UNSA, l’ouverture dominicale doit rester fixée à 5 dimanches par an et les exceptions dérogatoires doivent être étroitement réglementées :

- la notion de commune et de zone touristique devra être précisée et strictement encadrée,

- les heures effectuées le dimanche doivent être majorées et donner lieu à repos compensateur,

- la base du volontariat doit être la règle.

 

Dans cette affaire, la majorité serait bien inspirée d’écouter l’intersyndicale des huit qui demande notamment au gouvernement de renoncer à l’extension du travail le dimanche.

 

 

Au 1er juillet, l'indemnisation touchée par les 1,9 million de chômeurs
sera revalorisée de 1%.

Le 1er juillet 2009, l'allocation chômage augmente de 1% suite à la décision du conseil d'administration de l'Unedic du 26 juin 2008. Patronat et syndicats ont tranché cette décision après une rude négociation. Ainsi, le montant journalier de l'allocation minimale d'aide au retour à l'emploi (ARE) passe de 26,66 € à 26,93 €. Les allocations sont versées chaque mois aux demandeurs d'emploi pour une durée maximum de 24 mois. Elles représentent soit 57,4% du salaire journalier de référence brut, soit l'addition d'une partie fixe désormais fixée à 11,04 euros et 40,40% du salaire journalier de référence brut. En revanche, les cotisations chômage ne baisseront pas comme cela avait été envisagé par les partenaires sociaux.

Cette hausse annoncée pour juillet est inférieure à la revalorisation du Smic (+1,3%).

 

La moitié des chômeurs indemnisés touchent une allocation inférieure ou égale à 946 euros mensuels. Enfin, il faut rappeler qu’environ trois chômeurs sur dix n'ont droit ni à une allocation chômage, ni à l'allocation spécifique de solidarité (ASS) versée par l'État, ni au RSA et n'ont donc pas de revenu de remplacement.

 

 

 

8 juillet : Comité exécutif de la CES

L’UNSA va participer au Comité exécutif de la Confédération européenne des syndicats (CES) qui se réunit le 8 juillet à Bruxelles. Ce comité intervient au moment où la Suède prend la Présidence de l’Union européenne (du 1er juillet au 31 décembre 2009). Dans sa communication, il est prévu que le secrétaire général de la CES tire le bilan des élections du Parlement européen et fasse le point de l’installation des nouvelles institutions avec en arrière plan la ratification du traité de Lisbonne et le référendum irlandais. Il doit revenir sur la revendication d’un protocole de progrès social suite aux arrêts de la Cour de justice des Communautés européennes au regard du résultat très décevant du dernier Conseil européen.

La crise financière, économique et sociale sera au centre des discussions alors qu’un récent rapport de la CES met en garde contre un retour du « capitalisme casino ». Déjà les marchés financiers recommencent à spéculer sur les matières premières. De son côté la Banque centrale européenne a mis récemment des centaines de milliards d’euros à la disposition des banques européennes sans la moindre obligation.

A l’ordre du jour également, la régulation financière des marchés dans l’Union européenne (UE), la préparation du sommet de Copenhague sur le changement climatique de décembre prochain, un manifeste pour une UE qui place les personnes et la planète au premier plan de ses priorités, une information sur l’évolution de la révision de la directive sur le temps de travail ainsi qu’un rapport sur la Conférence de la CES à Paris les 27 et 28 mai dernier.

 

 

Premières propositions de l’UNSA pour la jeunesse

Si la crise touche l’ensemble de la population et des secteurs d’activité les jeunes en sont particulièrement victime.

Leur chômage explose entrainant dans son sillage exclusion et précarité ; le nombre de jeunes inscrits comme demandeur d’emplois dans les quartiers défavorisés a progressé de 57,2% entre janvier 2008 et janvier 2009.

 

Pour 2009, on attend une augmentation du nombre de jeunes chômeurs comprise entre 150 000 et 250 000. Les statistiques prévoit même que d’ici peu le chômage des jeunes atteindra les 650 000 demandeurs d’emplois.

Les 18/25 sont les plus touchés par la pauvreté. 21% des 18/24 ans vivaient avec moins de 880 euros par mois en 2006.

 

Face à ce constat, l’UNSA a décidé de faire de la situation des jeunes une de ses priorités. C’est dans ce cadre que l’UNSA a décidé de publier un manifeste s’intitulant : «Premières propositions pour la jeunesse ».

 

Pour répondre aux attentes légitimes des jeunes, l’UNSA demande notamment :

- L’instauration d’une allocation d’autonomie

- La systématisation du recrutement par CV anonyme

- Le conditionnement des aides et exonérations dont bénéficient les entreprises à la transformation en CDI des contrats précaires

- La suppression des exonérations relatives aux heures supplémentaires

-  De faire entrer la question des stages (durée, gratification, encadrement…) dans le domaine de compétence des représentants du personnel

- La création d’une aide spécifique à l’acquisition d’une complémentaire santé pour tous les jeunes

-  La mise en place d’une représentation des jeunes au sein du Conseil économique, social et environnemental.

 

L’UNSA demande au gouvernement, à la veille de la publication du livre vert sur les jeunes, que ses revendications soient prises en compte.

Pour l’UNSA il y a urgence à agir.

 

 

L’intersyndicale s’inscrit dans la durée

L’intersyndicale des huit organisations (CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA) s’est réunie lundi 6 juillet au siège de la CFE CGC. Cette réunion a permis un large tour d’horizon entre toutes les organisations : bilan des actions engagées, négociations en cours avec le patronat et le gouvernement, validité de la plate forme commune élaborée le 26 mai. Les huit organisations ont donc décidé d’élaborer un court bilan des huit mois d’actions pour la fin du mois d’août et de se réunir début septembre pour préparer ensemble la « rentrés sociale ». L’intersyndicale, comme nous l’avions réclamé, s’inscrit dans la durée.


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