CG 64

CONSEIL GÉNÉRAL DES PYRENEES ATLANTIQUES. Ces agents réclament plus de postes
Les 500 à 550 agents sociaux travaillant pour le Conseil général (en majorité dans les Maisons de la solidarité départementale) sont mécontents. À l'appel des syndicats CGT, CFDT, SD64, Unsa, FO, ils menacent de faire grève vendredi et d'organiser deux manifestations, l'une à Pau, l'autre à Bayonne.
Ces agents constatent, en effet qu'ils sont devenus des « généralistes du social », que leurs tâches auprès des usagers se multiplient, y compris des missions sensibles comme la protection de l'enfance, et qu'ils ne sont pas assez nombreux pour les remplir. « La situation s'est dégradée depuis deux ans. Les besoins ont augmenté et les moyens n'ont pas suivi », résumait hier à Bayonne Jean-Pierre Etcheverry, secrétaire général adjoint départemental de la CFDT.
80 postes réclamés
En attendant une redéfinition des missions prioritaires du Conseil général, les représentants syndicaux, sur la foi d'une estimation des différents services, réclament 80 postes supplémentaires. Or les propositions qui leur ont été faites par l'administration, en réponse au mouvement de contestation déclenché en mai et aux tables rondes et rencontres, qui ont suivi, ne leur conviennent toujours pas. Car elles sont, d'après les syndicalistes, exactement les mêmes qu'au printemps, c'est-à-dire 33,8 postes supplémentaires, répartis différemment.
Si d'ici vendredi l'administration du Conseil général acceptait d'entamer de nouvelles négociations, les agents sociaux se disaient néanmoins prêts à annuler leur mouvement de grève.